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« La douleur dans le mur | Page d'accueil | Le tout petit homme aux cacahuètes »

19.11.2008

Vous ne rirez plus comme avant

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Cette année là le retour du printemps marqua le commencement d'un autre changement dans mon existence et dans celle de mes comportements. Mes parents nourriciers élevés dans la tradition paysanne n'eurent point la moindre peine pour m' inculquer les rudiments et les plaisirs de la campagne. Mon village à l'odeur angevine, de la pomme acide, du trèfle des prairies, est éparpillé dans la nature sarthoise sur une terre plate mais noble, vallonnée, riche de ses sources. Autrefois pays de la vigne, il est courant au détours d'un bosquet, à l'entrée d'un chemin de traverse, de la côtoyer cette restante effluve du pieds de ceps et du sarments abandonné qui m'embaume encore l'imagination. Au village, il n'est pas rare de rencontrer un puits dans chacune des cours des maisons, en ces temps là le puisatier s'appelait Auguste Ribet. Tous ces gens étaient des travailleurs consciencieux dont l'âme était nouée dans la générosité qu'ils partageaient avec la nature, ils avaient une très forte connaissance des saisons, des métiers de l'agriculture, née de l'expérience et du fruit du travail bien fait, de la tache accomplie et personne n'aurait trouver à redire sur l'infortune de l'un des leurs. C'était une journée de vacance entre mille, un simple regard avait suffit, nous irions à la pêche demain matin à l'aube. Avec mon frère Jean Marc, tout l'après midi nous avions préparé et disposé dans la grosse boite à pêche, construite du bois d'une caisse de munitions, les hameçons, les appâts, les lignes de rechange, et les plombs. Il faisait encore nuit lorsque nous partîmes, le sac muselière sur le dos, le casse croute bien calé au fond de la toile, la gourde remplie de menthe, bien droite de peur qu'elle ne se renversa. La filange, l'épuisette, la gaule, la canne à pêche ficelée le long de la barre près du guidon. Nous avions rendez vous au Gravier, un lieu qui se situait à trois kilomètres du bourg. Au milieu du Gravier, plusieurs petits étangs tous garnis de gardons et de perches arc en ciel qu'un environnement propice et tempéré maintenait en parfaite autarcie. Comme à mon habitude, je suis tombé du vélo au moins trois ou quatre fois lors du passage des voitures, mon genoux tout ensanglanté, mais on ne pleure pas qu'en est âgé de 12 ans, on se considère un homme. Mes yeux alertés par les ronds dans l'eau faisaient baisser mes paupières endormies, là le dos argenté d'un gardon ou parfois la surface de l'eau teintée par le reflet d'une aile d'un poisson et je me secouais de l'endormissement. Nous étions à manger nos casses croutes quand je le vis arriver sur l'autre rive, je tirais un bout de mon saucisson planté entre mes dents tandis que je l'observais d'un œil attentif, mais sévère. L'extraordinaire apparition, que celle de cet homme sans âge, une silhouette sortie toute droite d'un roman de Balzac m'interpellait. Il piétinait sur place d'une perte d'équilibre, ses bottes de caoutchouc noir accentuant dans les claquements le fort déhanchement dont il était victime. Poussé par un secret instinct, l'homme nous observait, il ne semblait pas nerveux, le sourire constant aux lèvres, il gesticulait comme un pantin de bois qu'on aurait dit actionné par Geppetto et tout son visage était articulé par des tics impressionnants. Le brouillard tomba, et le jour se montra illuminant les berges de chaque côté et notre gaillard toujours là à nous mater. C'est ainsi que je fis la connaissance de Charlot G......, un travailleur de la terre qui se louait à la journée, un brave homme qui passa son existence dans la douleur et la souffrance, dans une époque où l'exclusion économique n'était pas encore de mise, mais l'handicap physique ou mental d'un être humain suffisait à la récréation de ceux qui dans l'innommable de la pensée sont des monstres indignes du droit d'aimer. La risée des coins de rue fut son lot quotidien, celle des fêtes de villages alentours, de foires ou comme bien de ses contemporains blessés de la vie, Charlot fut promu à l'encan œil au beurre noir pour les chanbouletouts et autres artifices des réjouissances, l'esclave d'un petit nombre pour l'attraction du plus grand nombre. Comment se regarder dans sa glace le matin quand la veille on a sali l'image d'un ange, je crains que l'on ne le puisse pas. Un jour on trouva Charlot dans sa maison, mort depuis peu, et l'on découvrit des asticots en très grands nombres dans ses bottes, sans doute parce que jamais au cours des dernières années, il n'avait pu se les ôter lui même ses bottes, parce que usé par l'handicap qui le minait depuis si longtemps. Alors ça a bien fait rire dans la contrée, et dans les quelques chaumières atteintes de phobies sociales, sauf moi avec quelques uns dignes de son humanité à Lui, et celle du droit d'aimer. Cette génération, ma génération a t'elle changé, pas vraiment, je désespère parfois de l'humaine humanité de l'homme.

Commentaires

heelo Pat,

Une très belle plume, vous avez mon cher Pat,
vous avez l'art de nous faire entrer dans votre souvenir, avec des détails de description, de nous émouvoir sur d'autres lignes.
Ecrire de cette façon, c'est la meilleur écriture, elle vit tout simplement, elle vibre, elle nous donne envie de vous suivre, c'est un don, vous savez d'écrire.
et mon cher Pat, vous êtes doué par les mots.

Vous êtes aussi un messager,
ce texte donne un message, une réflexion sur nous-même,
Un grand texte donc, que je salue pour son style, sa profondeur, son humanité.

Toutes mes salutations , mon cher Pat.

Sic

Ecrit par : sic | 19.11.2008

Ô ! mon cher Sic, c'est que je n'ai absolument aucun mérite puisque je n'écris que d'un seul trait, d'un seul jet diront certain, mon écritude est ma mémoire, elle s'appelle justice car je rends témoignage à la justice, d'un seul trait qui pour cette note m'a pris 5 minutes, j'étais à écrire chez mon insoumise d'amie puisqu'il me fallait me rendre à l'invitation d'un vernissage, donc aucun mérite ... j'espère que tu vas bien mon ami ainsi que tes proches !

Amitiés ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 19.11.2008

Emu par ce beau conte, non pas de fées, puisé dans la mémoire de l'enfance. Oui, Charlot.... le "fou" du village. "Chez ces gens-là..." (J. Brel) J'ai habité quelque temps près de GEEL, dans le Limbourg belge, où ces personnes très gentilles vivaient dans des familles d'accueil. Ns y passions régulièrement boire un verre à la belge, dans la convivialité des cafés... Peu de personnes se moquaient d'eux. Heureusement.

20 ans plus tard, dans un café-tabac à Beauchamp, fréquenté par des travailleurs d'un ESAT (CAT). Je suis intervenu plusieurs fois pour persuader d'autres consommateurs, que il y a l'humour sain, mais que des piques ou moqueries étaient bien déplacées....
Ne désespérons pas de l'humanité.

Merci Pat et bonne journée
Walter

Ecrit par : W.Salens | 19.11.2008

Merci mon cher Salens, j'en ai rencontré beaucoup de nos amis que l'on disait " attardé " ces amis là m'ont plus appris que tous les meilleurs livres de psychologie réunis. Ce rejet de l'autre, le différent, je suppose que le manque d'éducation, de communication explique cela en grande partie, quand ce n'est pas la frustration elle même qui se manifeste pas la bétise humaine !

Salue à toi cher ami et porte toi bien ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 19.11.2008

superbe texte, qui cache sûrement
des bouquets de reflexio, mais aujourd'hui douloureuse !!!!la nature
à regarder à écouter à resentirà
comtempler, est tout ce que absorber,, et contempler le tableau de rivière
en espérant entreapercevoir le dos
argenté d 'un poisson, ou le vol vif d 'un martin pécheur, le saut vert de la sauterelle.
demain...peut être....pourrais penser

bises mon Pat*

Ecrit par : naik | 19.11.2008

Merci ma chère Naik, reflexion certes ! de la condition des invalides, mais également des valides qui sont sans nul doute les plus fragiles d'entres nous, pourvu que nous ayons l'âme enclinée au pardon et au don de soi dans l'abnégation la plus totale.

Je t'embrase ma Naik ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 19.11.2008

J'ai mal , après avoir lu ce vécu !
Rien d'un conte de fée, des faits dont tu as été témoin dans ton enfance, déjà tu as su te démarquer d'eux , ceux qui se moquent, qui montrent du doigt, qui démolissent en paroles, en actions...un être qui aurait besoin d'amour, d'aide ..

Ou tout simplement, d'un regard , d'un sourire .

Pas un regard de pitié, pas un regard narquois...non , un regard qui saurait lui dire : "tu es comme tout le monde Charlot , tu as le droit de vivre dignement...".

Le monde n'a pas beaucoup changé, la différence , dérange, j'ai vécu avec le regard des autres, j'ai réussi à oublier ces regards immondes , à me dire tout bas , très souvent : "pauvre con " !

Et puis mon cri de guerre encore aujourd'hui : "je vous emmerde tous , vous qui croyez être supérieurs, au fond de vous se cache votre tare "..

Passez votre chemin, vous ne valez pas grand chose !

Pat...*** , nous sommes de la même trempe .

J'adore le commentaire respectueux de Sic, que j'ai eu le bonheur de voir en chair et en os, même si nous ne sommes pas restés longtemps pour faire pleinement connaissance , sa visite est gravée dans mon coeur .

C'est un GRAND HOMME au sens propre et figuré !

Bonsoir mon Pat...***

PS/ Ribet : ce nom me dit quelque chose...

Ecrit par : Michèle | 19.11.2008

Ma chère Mimi, depuis ma tendre enfance, j'ai une visibilité parfaite de mes environnements sociétaux qui sont toujours les mêmes: misère physique, la maladie, l'handicap, l'économique, la frustration, la jalousie, etc... je voyais là où les adultes ne voyaient pas ou refusaient de voir et j'ai toujours tacher de dénoncer, de crier, d'hurler, ça m'a causé bien des tracas, mais j'étais heureux de le faire et le referais sans cesse jusqu'à mon dernier souffle...

Je t'embrase ma Mimi et j'espère que tu vas bien ?

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 19.11.2008

je ne sais quoi ajouter a tous ces conpliments que tu mérite.Sous ta plume on vibre ont est à coté de toi dans tes descriptions.
encore merci pat.

Ecrit par : papy72800 | 19.11.2008

je ne comprends pas bien: tu parles
du pardon et du don de soi dans
l 'abnégation la plus totale!!je ne vois pas le rapport avec ta note.pour tout dire
humblement je ne somprends pas ta réponse à mon commentaire.

je t 'embrasse, tu peux me répondre
par mail si tu préfères naik

Ecrit par : naik | 19.11.2008

Non ma chère Naik, je vais te répondre ici, il te faut relre ma note mon amie, et là tu comprendras que les frustrations sont largement influencées par les manques de l'éducation et que même si elles tuent chaque jour, ceux qui en sont les victimes ne le sont pas pour tout autant de ceux par qui elles sont dirigées, c'est pourquoi la notion du pardon n'est pas incompatible avec l'ignorance, elle fait corps avec l'abnégation la plus totale.

Voilà ma Naik, j'espère que tu as bien saisi comment en tout cas moi je fonctionne ...

Je t'embrase et bonne nuit Naik ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 19.11.2008

Merci mon cher Papy de vibrer aux accents de la mémoire sarthoise, contrée que tu connais bien mon ami ...

Amitié ...

pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 19.11.2008

Je ne peux dire qu'une petite chose: j'ai aimé te lire. et j'aime te lire.

Ecrit par : TJ | 19.11.2008

je ne peux que passer rapidement ce soir, en plus j'ai trés mal au dos ... j'espére ne pas rester bloquer !
je te fais de trés grosses bises et te dis à trés bientot PAt.
bonne nuit

Ecrit par : L@urence | 19.11.2008

Merci beaucoup du compliment cher Tj, et c'est pour moi très réciproque au regard de ce que tu écris...

Bonne soirée mon cher Tj ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 19.11.2008

Bonsoir ma chère Laurence qui a mal à son dos ! fait bien attention à toi mon amie, comment pourrions nous apprécier tes photographies si tu devais t'aliter ?

Bonne nuit ma chère Laurence ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 19.11.2008

"Le droit d'aimer" ... On devrait plus souvent se souvenir que l'on a tous le droit d'aimer ...

Ecrit par : Maca'dame | 20.11.2008

Oui Maca' dame quand on aime plus, on est comme ce déhanché sur lequel passage on rit de bon coeur jusqu'à le tuer, et se réhancher c'est ré-apprendre à rire d'une autre manière, celle des gens qui aiment ! c'est la raison que je disais à Naik, c'est pourquoi la notion du pardon n'est pas incompatible avec l'ignorance, elle fait corps avec l'abnégation la plus totale.

Je t'embrase Maca' dame ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 20.11.2008

oui! l'amour fait vivre
et nous aide à marcher sans boiter
vers l 'autre...
j 'aime le commentaire de mimi.
j 'aime son cri de guerre.
naik a bien compris ce que
tu dis mon Pat* même si je ne
fonctionne pas totalement comme
toi! si on accepte la différence
on grandit.merci

bises naik

Ecrit par : naik | 20.11.2008

Oui ma naik, notre Mimi est une combattante ! mais avant d'accepter les autres, il faut s'accepter soi même et c'est sans doute un des actes le plus complqué dans l'existence d'un être humain.

Passe une bonne journée ma Naik ..

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 20.11.2008

OUI !
Il faut s'accepter soi-même .

Et la formule magique "QUEL BEAU mérite que d'accepter ce qui nous diminue !"

OUI !
OUI !

Tout va bien, et quand cela va mal : c'est à la veille d'aller mieux .

Ecrit par : Michèle | 20.11.2008

oui pat* oui mimi il faut s 'accepter
soi-même,et comme tu dis c'est
souvent bien difficile,
"accepter ce qui nous diminue"
ce sera ma méditation d 'aujourd'hui!
un pas après l 'autre

Ecrit par : naik | 20.11.2008

pauvre Charlot c'est si triste sa vie et cette mort en solitaire et pourtant même si nous sommes entourés de ceux que l'on aime la mort est un moment de solitude ,on l'accepte ou on la refuse c'est un choix mais c'est le nôtre on est seul avec elle!Je le sais parce que je l'ai vécu

Ecrit par : petite fourmi | 20.11.2008

Que tu racontes bien Pat.
Que tu sais amener ton lecteur là ou tu veux.
Qu'à partir d'une jolie histoire, d'un petit matin de pêche tu nous amènes à réfléchir sur la lâcheté des hommes qui relèguent aux oubliettes, ou qui portent au ridicule ceux qui ne sont pas dans la "norme".

Dans ma rue, il y a un garçon, une vingtaine d'année maintenant, qui est un peu simple d'esprit, comme on dit. Ses parents (catégorie CSP ++) sont venus habiter dans ma commune pour protéger leur fils des agressions de la grande ville d'à côté. Il est bien ici. Mais un jour ses parents ne seront plus. Et alors ?

Je t'embrase Pat.

Ecrit par : Annick | 20.11.2008

Ma chère petite fourmi, je sais ta souffrance, mais je connais aussi ton courage, et comme tu as raison d'évoquer la grande soilitude de l'homme !

Je t'embrase ma petite fourmi et porte toi bien mon amie ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 20.11.2008

Oui ma chère Annick, dans mon écritude, il existe plusieurs messages, on va dire j'écris entre les lignes, et j'ai l'obligation de conduire mes lecteurs sur mes sentiers pour les amener à bien me comprendre, pour certains c'est de suite, pour d'autres il faut une ou deux lectures de plus.

Je t'embrase ma chère annick ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 20.11.2008

Coucou Pat, je suis désolée de ne pas passer aussi souvent que je le souhaiterais, mais le temps me manque. Ici tout va bien, tout va mieux...
J'attends Jules qui va rentrer du centre très bientôt.
Je t'embrasse bien fort et viendrais lire ton article avec plus d'attention lorsque j'aurais 5 mn de tranquillité, c'est pas gagné !!
Bises de nous tous !!

Ecrit par : Isa et tit Jules | 20.11.2008

Pat, ton écriture est si humaine. Tu nous fais tout d'abord voyager dans un rêve d'aventure et de communion avec la nature pour mieux nous emmener vers le plat principal.
J'ai relevé une phrase dans ton texte "Comment se regarder dans sa glace le matin quand la veille on a sali l'image d'un ange, je crains que l'on ne le puisse pas". Si tu savais comme j'aimerai parfois la hurler à ceux qui entourent tous les jours mon quotidien et qui se moquent à n'en plus pouvoir de notre pauvre collègue handicapé. Ils ne sont heureux que de leurs rires et n'entendent pas mes mots. C'est insupportable.
Mon Capitaine je t'embrasse
Ta matelote

Ecrit par : Fanzesca | 20.11.2008

Oui Matelote, terriblement humaine, j'aimerai tellement que ceux qui me lisent le comprennent, que chaque phrase est pesée, mesurée, par exemple celle ci : " et personne n'aurait trouver à redire sur l'infortune de l'un des leurs. " je l'ai livré pour mieux créer l'étonnement, comment respecter l'echec de l'un des leurs, tandis que l'on n'applique pas le devoir de charité pour le blessé de la vie ? Il faut lire entre mes lignes matelote, ne l'oublie jamais, et peut être connaitras tu qui est vraiment ton pat ...***, du feu je suis la braise ...

Je t'embrase Matelote ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 21.11.2008

quand tu écris cher Pat, on a l'impression souvent que tu t'adresses
personnellement à vous, c 'es
toujours bon de se remettre en question.
je t 'embrasse naik

Ecrit par : naik | 21.11.2008

Me revoici Pat , je me suis posée 5 mn pour lire attentivement l'histoire de Charlot.Histoire qui m'a fait froid dans le dos de me rendre compte que déjà en ce temps la , la misère humaine etait bien présente , mais au dela de ca , je note surtout la bêtise humaine. Pauvre homme quel enfer il a dû vivre...
Malheureusement il me semble que rien à changé, triste monde, triste humanité qui vraiment me rends amer.
Je t'embrasse bien fort.
Bonne journée. Isa

Ecrit par : Isa | 21.11.2008

j e suis venue prendre de tes nouvelles et relire tes lignes!Le soir tombe ,la semaine s'achève pour moi qui ne travaille plus tous les jours se ressemblent ,je 'nai plus de "prison" et pourtant je suis en prison ,bizarre non !
je ne travaille plus et je n'ai plus de vacances ,les jours se suivent et se ressemblent seul le ciel change alors j eviens te rendre visite et écouter ta jolie musique
bonsoir j et'embrasse très fort

Ecrit par : petite fourmi | 21.11.2008

Non ma chère Isa, rien n'a véritablement changé, pire la négation s'est installée, d'ailleurs nous la vivons tous plus ou moins selon nos handicaps et pour peut que se soit mental alors l'enfer n'est jamais trop loin, faut il rappeller ici ma chère Isa que la famille même est le lieu premier de la descrimination !

Je t'embrase ma chère Isa et embrase bien toute ta petite fratrie ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 21.11.2008

Ma chère petite fourmi, nous éprouvons parfois le sentiment de confusion comme si nous étions enfermés dans une prison, moi ça m'arrive, alors je tache d'écarter les murs, ouvrir les volets et de l'aspirer ce ciel qui nous invite à l'universalité.

Je t'embrase ma chère petite fourni ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 21.11.2008

un petit bonjour mon cher pat...*** j'ai été débordé ces derniers temps, j'espère que tu vas bien...

Gros bisous

Ecrit par : Cop's michèle | 21.11.2008

je me pose je réalise que tes vécuts s'envolent dans mes souvenirs tu sais cela paraît bizarre mais ces instants me rapelle mon enfance quand je partait avec mon frère à la pêche je me suis retrouvé au travers tes mots dans mon existence encore bizarre sans doute que ce que nous vivons dans notre enfance nous marque pour la vie au coeur des souvenirs merci de ce moment du passé !!! ! amitiés phil

Ecrit par : le baladin | 21.11.2008

Oui ma chère Cop's je vais bien on va dire, et je l'espère pour toi aussi mon amie ! as tu récupéré mon adresse de messagerie etc ... j'ai perdu les tiennes à cause d'une mauvais manipulation de Gmail, alors si tu veux bien me les re-cliquer !

Je t'embrase ma chère Cop's et bonne soirée ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 21.11.2008

Je suppose mon cher Phil que l'enfance est comme la mémoire, elle est unique et multiple à la fois et nos souvenirs sont semblables parce que l'enfance est unique ...

Je te salue cher Phil et bonne soirée ... ( bise à Manuela )

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 21.11.2008

NOn je n'ai pas récupéré ton adresse, et j'ai eu le meme souci que toi... Hi hi qu'elle ironie... Mais tu dois pouvoir avoir mon mail avec ton blog logiquement... Sinon comment vas tu en ce moment ?

je t'embrasse et passe une douce nuit mon cher Pat...***

Cop's Michèle

Ecrit par : Cop's michèle | 21.11.2008

On va dire que ça va Cop's, un peu de fatigue, mais je me bouste. Oui j'avais cru comprendre que tu avais eu la même problèmatique pour ta boite ! donc je vais récupérer ton adresse depuis mon blog et je te clique tout ça, le Gmail c'est bien, mais le souci est qu'il ne faut rien virer par la boite tant que tu n'a pas archivé ! c'est dingue !

Je t'embrase Cop's et passe une bonne nuit aussi ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 21.11.2008

Bonsoir Cher Pat,

Merci pour ton invitation...tu es un reporter de la Vie ! N'est ce pas là la mission de l'écrivain ?

J'ai grande confiance en la jeunesse d'aujourd'hui. C'est une question d'agriculture selon moi : il faut savoir planter les petites graines dans le coeur de nos enfants; elles germeront le moment venu.

A nous d'être de bons jardiniers...

Je t'embrasse bien fort Pat

A bientôt

Christine

Ecrit par : Christine | 22.11.2008

Oui mon amie c'est une question de la terre, et c'est aussi la mission du jardinier et pour ne pas oublier, je te redonne ma maîtrise,

Du Don des larmes et continuer son travail, frotter les taches des chagrins, rincer ses paupières et les étendent sur celles des Anges pour les faire sécher; puis retourner dans l'intériorité de son âme pour l'aérer, la nettoyer de tous les signes des combats qui s'y sont livré, voilà un joli secret de maîtrise, mais il en existe d'autres mon amie.

Je te souhaite un bon dimanche ma chère Christine …

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 23.11.2008

ta maitrise,
pat , comme c 'est beau et en même
temps donne une ligne ou cheminer.
merci
je t 'embrasse naik

Ecrit par : naik | 23.11.2008

Bonsoir Pat, je passe simplement te faire une grosse bise de ma Seine et Marne bien froide...Ici il neige....
A très bientôt et bonne fin de journée mon ami.

Ecrit par : Isa | 23.11.2008

En effet ma naik, c'est un bel exercice que de vouloir l'appliquer, un exercice qui rend vainqueur ...

Je t'embrase ma naik ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 23.11.2008

Ma chère Isa, ici il fait froid et pluvieux, une pluie poudrée qui reste sur la peau et le vétement ...

Je t'embrase ma très chère Isa et bonne soirée & toute la petite fratrie ...

Pat ....***

Ecrit par : Pat ...*** | 23.11.2008

Tout d'abord une belle description tout en poésie de la campagne sarthoise, pour accentuer le drame qu'a vécu Charlot. Contraste saisissant de la bêtise humaine, ne pas accepter la différence, plutôt blâmer et se moquer que de comprendre.. certains disent "on ne joue pas dans la même cour" - se rendent-ils compte de leur parole ? Avoir un bon statut social doit-il leur permettre du dédain pour les autres ?? Je trouve ça horrible ! Bonne soirée Pat, bisous

Ecrit par : Crépusculine | 23.11.2008

J'ai compris depuis si longtemps que le mal absolu dans la société des hommes était la frustration qui n'est pas dire l'origine sociale ou quand bien même sociétale des individus, l'aspect économique intervenant éfficacement au dessus de la mélée, l'eugénisme intellectuel comme alibi des forts, alors parler et parler, encore parler, il n'existe pas d'autre solution que le verbe et le langage.

Je t'embrase ma chère Crépusculine ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 23.11.2008

Ton histoire toute rose de poésie fait froid dans le dos, plus on s'approche de la fin.
C'est ainsi que vivent des personnes, seules, sans aucune aide, abandonnées de tous.
Je ne suis pas surprise par l'idiotie des gens. Mais j'ose espérer que la société a évolué depuis. Je le crois, même s'il reste beaucoup à faire dans le regard des autres.

Ecrit par : Patricia | 24.11.2008

Ma Patounette tout ce que j'écris sur ce blog est vérité, cette histoire est véridique. La société, si confuse, si elle n'a pas évolué est en et dans une forme de léthargie et cette léthargie se reveille lors des sentiments confus des frustrations et elle est un glaive à double tranchant car elle vous coupe le corps et l'âme, le tout est une audace d'éducation.

Je t'embrase ma Patounette ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 24.11.2008

heelo Pat,
je passe en bon voisin, dans ton voisinage.
Merci à toi, de ton passage sur "Canal Sic", la télé qui regarde le monde en toute sympathie.
J'espère que tu vas bien, moi, en ce moment, c'est un peu la poisse, mais je ne bois pas encore la tasse.
Bon, c'est vrai, je suis toujours dans la course, au pas de course, une montagne de travail à gravir, et des occupations à ne plus en finir.
J'aime par moment, m'asseoir et respirer un peu, en ouvrant la fenêtre du web, pour voir le monde de l'autre côté de chez moi.
Voir ce monde dans le mouvement, en plein action, ou même un monde qui dort, c'est la vie.
Prendre l'air de ma campagne aussi.
du côté d'Aubigné Racan, du moins, je connais un tout petit peu.
Je me rappelle d'avoir sillonné dans cette région, pour le plaisir de découvrir en famille.
Une belle région, on avait été sur le site gallo-romain avec maureen, ma fille, je lui avais fait un petit cours d'histoire par la même occasion.
Elle est très passionnée d'histoire, comme moi d'ailleurs.
On a fait même des recherches généalogiques, on a des ancêtres dans cette région; ils étaient Tisserands à St Pierre de Chevillé, St Paterne Racand, St Aubin le Dépeint, St christophe sur le Nais, etc....
Grâce à ces découvertes, j'ai pu étudier l'histoire des villes et villages, j'avais aussi réaliser des pages avec des photos, mais le serveur noos a eu des problèmes de virus, et j'ai perdu une grand partie de mes pages Web, mais je reviendrai pour refaire un reportage dans le coin.

bon, eh bien voilà, j'ai fait mon petit tour , je te laisse dans tes occupations, à bientôt
amikalement Sic

Ecrit par : sic | 24.11.2008

Bien élevé, bien éduqué, c'est quoi ?

D'abord, on vit dans un monde de performance où les règles font que notre regard de force à la condition se pose non par nature sur le mieux, le reste, le monde, la majorité a fait qu'on s'en moque.

Cela me ramène, où jeune, mes camarades se moquaient de groupes de personnes d'une maison de rééducation. Cela m'interrogeait non sur ces personnes mais sur les comportements de mes "camarades", où le comportement du singe l'emportait à leur ironie du sort (une soi-disant conformité d'éducation artificielle qui n'en est point pour le reflet d'une société humaine).

Que face à la solidarité, aucune loi artificielle, ni aucune règle dictée contre l'humanité ne fait le poids !

Oh solidarité, pour Pat qui nous rappelle toujours à vouloir la faire vivre autour de nous.

Amitiés.

Crépuscule

Ecrit par : Crépuscule | 24.11.2008

Mon cher Sic, on va dire que ça pourrait aller mieux, mais comme tu le sais c'est le Pat qui commande et le corps n'a qu'à bien se tenir ! Oui, je connais la région de tes ancêtres, d'ailleurs il suffit de se rendre dans les cimetières pour ton arbre !

A bientôt mon cher Sic et porte toi bien ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 24.11.2008

Oui ma chère Crépuscule, nous vivons dans un monde économique où le sport favoris est de tuer tous ceux qui veulent vivres. Je suis un être de liberté, personne ne m'a jamais commandé, jamais ! et j'ai toujours défendu le faible du fort, et ça c'est mon sport favoris.

Je t'embrase ma chère Crépuscule & Etoile aussi, j'espère qu'elle va aussi bien que bien ?

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 24.11.2008

Non la société n'a pas évolué, elle s'empire hélas pourtant des collectifs commencent à s'organiser. Mais tout ceci se déroule sous nos yeux comme si nous n'y pouvions rien.

La matraque aux réfugiés politiques par exemple et leur expulsion ;

Hier, les CRS bousculant les sans abris, les trainant à terre, prenant les tentes, leurs seuls abris ; suite aux droits opposables, l'Etat français n'a rien fait pour les loger ; Je connais d'ailleurs le Président du CDAL sur Paris.

Nous n'avons plus d'Etat mais une sorte de bête qui fait régner une sorte d'oppression, l'injustice à tous ceux dans la misère, quelle soit financière ou autre, cet Etat à la méritocratie fait porter l'échec à celui qui y est. Le peuple avance à la peurocratie, trouillocratie, pétocratie, à la place de la démocratie.

Je reste lucide face ce "gouvernement" qui préfère financer la guerre, les bombes, etc, profiter de la misère, et former nos enfants dès le départ à l'école pour l'élite, les parents marcheront-ils aux pas, auront-ils le choix ?

Crépuscule

Ecrit par : Crépuscule | 25.11.2008

Cette misère humaine là, celle de ceux qui se moquent est une vérité encore aujourd'hui, j'en reçois des témoignages tous les jours sur les forums et messages et puis aussi de la solitude à en peupler des villages entiers, de la souffrance morale et physique car "nos pauvres vieux, handicapés, exclus" on les abrutit devant la télémoche qui leur répète que la vie c'est pour les "beaux et riches" pour que surtout ils ne comprennent pas qu'ils sont libres, la vraie pauvreté est la pauvreté intérieure est notre humanité est une machine a en créer, les exclus d'aujourd'hui le sont encore plus que ceux d'hier je crois.

Ecrit par : justmarieD | 25.11.2008

Crépuscule & L'insoumise,

De gauche comme à droite, les mauvais riches sévissent, qu'alliez vous attendre d'un multifriqué élu président de la républiqe qui passa sa première sa nuit dans un l'hôtel pour la modique somme de 13 000 € la nuit tarif en vigueur dans cet hôtel, qu'attendiez vous de députés de droite ou de gauche devenus des monarques et qui n'ont que du mépris pour le travail, en particulier celui du monde l'handicap, qui ont osé en catiminie voter une loi un soir à l'assemblée nationale pour faire bosser les gens jusqu'à 70 ans quand du même coup ces mêmes salopards se sont votés une alternative de planqués durant quatre ans sans la moindre possibilité qu'on leur impose la recherche d'emploi qu'ils imposent pourtant aux éclus du monde du travail ! Je vais vous livrer un secret, leur temps est compté.

Je vous embrase les filles ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 25.11.2008

... Le temps est compté...

Je me rappelerais toujours quand ce petit chef avec ses grands mots de la défense de l'école pour tous, prêchant Egalité, Fraternité, Liberté, et qui dans les actes a fait tout le contraire pour nous.

Où nous, pauvres parents avec nos enfants, nous nous sommes retrouvés complètement en dehors du chemin des gens qui vont soi-disant bien.

Ni vu, ni connnu, on élimine, on nettoie, on asseptise, dans la pure hypocrisie, en faisant croire au reste du peuple (s'il en reste encore un peu) que c'est bien, c'est bien, car les actes dans ce sens de la pure exclusion, ne peuvent se dénoncer haut et fort, ni par les médias. Là, tout le monde a la trouille...

C'est dans la crasse, le lavage des linges sales entre les uns et les autres, en dossiers cachés restés au fond des tiroirs, etc, qu'il nous a fallu déterrer pour pas nous faire enterrer. Cela ne ferait pas bien pour un pays soi-disant démocratique de dire vraiment ce qui se passe au fond, car notre pays est respectueux des droits humains.

C'est là (à ma mémoire), que je n'ai jamais oublié ce jour là, ce jour, on nous a jugé de la tête aux pieds en nous disant des monstruosité sur notre petite fille qui était âgée seulement que de 4 ans, et ce en toute impunité, et s'en débarrasser la semaine d'après, les témoins devant cette équipe là, il n'y en a pas. Et dire, qu'il est écrit dans les lois, que les parents ont droit d'être accompagnés par des personnes de leur choix.

Depuis ce jour, je me suis "révoltée" mais me suis aussi en même temps apaisée, je n'ai pas arrêté, peut-être, fais bouger beaucoup plus de choses que je l'imagine.

C'est là que j'ai pensé comme toi, Pat, ils finiront de toute façon comme nous, dans un trou, faut pas qu'ils se voilent la face, le temps n'attend pas, il passe.

Devoir de mémoire, on n'oublie jamais...

Crépuscule

Ecrit par : Crépuscule | 25.11.2008

Ma chère Crépuscule qu'il a surtout oublié de prêcher c'est d'où leur vient cette immense fortune. Si les mauvais riches savaient ce qui les attends dans l'autre monde, sûr qu'ils fuiraient les mondanités et autres apparats, et s'ils savaient ce qu'est l'éternité ! Pourtant ils ne peuvent pas dire l'ignorance, qu'ils aillent donc relire la parabole du bon Lazare et du mauvais riches...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 26.11.2008

"les asticots dans les bottes", moi, ça me déchire de peine...
Les idiots sont toujours ceux qui en chosissent "un" pour masquer leur propre connerie, leur ignorance, leurs névroses, leurs vies de rien. Trouver un bouc émissaire, un martyr, un souffre douleur pour conjurer le vide d'une vie est le plus grand signe de lâcheté de l'homme à mes yeux.
L'handicap, qu'il soit mental ou physique est en sorte un cadeau qui rapproche le diminué des anges...
Celui qui ne sait pas voir ça et une merde pour moi.
Pardon si le mot dérange certain, mais je l'assume, ici, chez toi.
Pat, merci pour ce magnifique texte, vraiment.
Je t'embrasse.

Ecrit par : lidia | 26.11.2008

Ma chère Lydia, le mot me plait, le mot merde me plait, nous sommes toujours le bouc émissaire d'un autre bouc émissaire.

Je t'embrase ma chère Lydia ...

Pat ...***

Ecrit par : Pat ...*** | 26.11.2008

Tant, ton titre "Vous ne rirez plus jamais" me ramène à ce que nous avons vécu et écrit dès 1998, j'avais écrit à l'époque, ce message avait transmis aux syndicat d'enseignants, sont titre se trouvait dans "la puce et le programme, rire, rire mais attention pas de trop car nous ne sommes pas à l'air de l'utopie mais l'eugénisme, alors cela me fait pleurer".

Autant que "les asticots" dans les bottes, ça, c'est sûr, on nous a craché tous les asticots, ceux-là étaient enterrés dans les dossiers, il a bien fallu qu'ils sortent ceux-là.

Mais ces asticots cachés dans les petits dossiers, ont bien prouvé quelque chose, mauvaise foi et pire que cela, etc.

Ils étaient "intelligents, parfaits" soi-disant, mais ils se sont remis en question grâce à tous leurs asticots...

Restons vigilants.

Crépuscule

Ecrit par : Crépuscule | 26.11.2008

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